Pascale Binant, l'art, la préhistoire et les rupestres

 

A l'origine de l'intérêt de Pascale Binant pour la préhistoire était l'art.

C'est à l'Ecole du Louvre sous l'influence des cours de René Joffroy, au gré des déambulations dans les galeries du Musée National d'Archéologie de Saint-Germain-en-Laye,que la découverte se fait.

Issue d'études secondaires littéraires, option arts plastiques, très tôt l'art est au coeur de ses préoccupations. Dès le lycée, après des études avancées de l'oeuvre de Picasso, elle est attirée par les arts encore dits primitifs. Mais l'enseignement est chronologique, avant de travailler sur ces arts lointains, d'Afrique, d'Océanie et surtout d'Amérique, il faut commencer par le début : c'est la préhistoire. Lascaux bien-sûr, Altamira, les galets peints de l'azilien, les statuettes du Gravettien, les plaquettes gravées... l'art de la préhistoire est pléthorique qui, depuis, n'a pas cessé de s'enrichir. 

A contre courant, peut-être, des réflexions de l'époque, ce qui l'intrigue c'est l'abstraction. Ce retour du contemporain vers une abstraction somme toute apparue tardivement quand les plus anciennes peintures connues relèvent d'une impressionnante précision réaliste. Si devant les peintures de Lascaux le vertige est grand, c'est pour Pascale Binant, celui du temps plus que de l'esthétique, pourtant indéniable. Mais rien ne la touche autant que l'épure des lignes de la vénus de Lespugue ou les seuls traits peints sur galets au Mas d'Azil.  

 

De l'art à la mort, il n'y a pas si loin qu'il peut paraître. Et c'est aux sépultures du Paléolithique que Pascale Binant consacrera ses premiers travaux.
L'exercice est formateur : écrire au plus près des données, ne pas charger ces dernières d'interprétations exagérées, au-delà de ce que l'observation et l'analyse scientifique autorisent. Respecter ces contraintes est d'autant plus important que beaucoup a pu être dit sur ce sujet sans qu'aucune synthèse sur l'ensemble des vestiges connus n'ait encore été faite. 

Quand, plus tard, l'occasion lui est donnée de prendre en charge l'étude des peintures rupestres du parc de la Serra da Capivara, dans l'état du Piaui dans la région  Nordeste du Brésil : l'art s'impose. Plus de mille trois cents abris peints se répartissent sur le territoire de ce parc national. Un territoire circonscrit pour un ensemble fini, c'est une occasion pour aborder l'art non pas à partir de ses représentations mais sur la base de la répartition spatiale des différents lieux peints entre eux, à la recherche d'une éventuelle territorialité, reflet possible d'une dynamique sociale et culturelle. Les études sont en cours, les premiers résultats prennent forme. Oui, les lieux peints semblent bien répondre à des choix volontaires en fonction de critères multiples dont certains continuent d'être signifiants. Avant de publier ces résultats, Pascale Binant écrira CaÏaponia, inspiré de la visite du site de peintures du même nom dans l'Etat central du Goias. Une écriture de liberté confrontée aux impératifs de l'exercice scientifique.

CaÏaponia,

dans la collection : Archéologies poétiques, née du désir de donner à l'archéologie un pouvoir de rêve 

c'est l'expression de l'émotion suscitée par la quête,
la recherche,
la découverte,
parfois.
C'est le souffle du rêve que la réalité inspire au point que les deux nous confondent.



Ensuite, dans le premier exemplaire de ces drôles de petits livres animés que sont les Flipbooks
de notre collection Mouv'in Archéo, qui mettent les figures en mouvement, Pascale Binant jouera à mettre en scène
la dynamique de vie si présente dans les représentations des peintures de la Serra da Capivara


Pour Pascale Binant l'art rupestre de la préhistoire n'est pas seulement sujet d'étude, il est aussi source d'inspiration.
Il alimente ses réalisation artistiques personnelles, assemblages et estampes qui allient
Peintures rupestres, Arts premiers,
Ethnologie, Préhistoire,
Collage, Matière, Gravure
Ses dernières créations sont étonnantes !

   

   

En Novembre, retrouvez Pascale Binant et l' art de la préhistoire ,
à l'occasion de plusieurs rencontres en France :

Les peintures rupestres de la Serra da Capivara -
7 Novembre à 14 h
Institut protestant de théologie, 83 bd Arago, 75014 Paris
http://www.artbrut.ch/fr/21058/279/actu-recherche/seminaire--de-la-trinite-en-deroute-au-sinthome
http://www.mille-et-une-vagues.org/ocr/?Groupe-de-Recherches-et-d-Etudes

Autour de l'art rupestre -
17 Novembre 19h30
Espace culturel Albert Camus
Médiathèque - La Valette du Var
http://www.lavalette83.fr/les-loisirs-ca-bouge-fort/culture/mediatheque/programmation/evenement-492/conference-6424.html?tx_cal_controller%5Btype%5D=tx_cal_phpicalendar&tx_cal_controller%5Byear%5D=2015&tx_cal_controller%5Bmonth%5D =11&tx_cal_controller%5Bday%5D=17&cHash=79ed57905a1d29f6babb774b5cd9fb47 https://www.facebook.com/events/843532219017633/

A paraître

Préhistoire de la mort

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Salon du livre préhistorique

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Auteurs

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Asghar Asgari Khaneghah

Anthropologue, Professeur à l’Université de Téhéran et à l’Université Azad à Téhéran, en Iran.

Gilles Berillon

paléoanthropologue préhistorien, chercheur au CNRS, UMR 7194 au Musée de l’Homme

Claudine Cohen

Historienne des sciences, Directrice d'études à l'EHESS et à l'EPHE. Elle a publié de nombreux ouvrages sur la paléontologie, la préhistoire et l'évolution humaine.